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LA COUR BELLÊME

8.La Cour Bellême

29-31 rue George Sand, 61130 Bellême

Exposition ouverte jusqu’au 21 septembre, fermé du 7 au 16 août

Ouvert du jeudi au dimanche et les jours fériés

De 10h30 à 12h30 & de 14h30 à 18h30

Entrée de l’exposition uniquement avec le pass Parcours

Caché derrière une discrète façade du centre-ville, ce grand ensemble est agencé autour d’une cour prolongée par un parc aux arbres remarquables et d’une vue romantique sur la campagne alentour. La cour est un lieu de vie, de travail et d’échanges entre les artistes et leurs amis, articulé par plusieurs espaces : la galerie d’art contemporain, un jardin de sculptures, des résidences et ateliers d’artiste et des boutiques de brocante, ouvertes au public chaque semaine. La cour est orchestrée par Christine Ollier et portée par Art culture & Co, association productrice du Parcours Art et Patrimoine en Perche.

MATHILDE EUDES

PHOTOGRAPHIE, DESSIN ET OBJETS

RÉSIDENCE AMEYEART 2025-26

Mathilde Eudes est invitée en résidence à La Cour.Belleme avec le. soutien du fonds de dotation AMEYEART à l’automne-hiver 2025-2026. Pour l’artiste, la quiétude apparente des campagnes est parfois secouée du sourd tremblement des légendes urbaines. En explorant des institutions abandonnées comme des demeures familiales, Mathilde Eudes s’imprègne des héritages et des ondes traversant les histoiresintimes qui parfois rejoignent la grande Histoire. Le détail des architectures offre en images les traces de présences qui demeurent, les textiles forment un trousseau poétique et les objets reconstitués en assemblages marient le minimalisme et l’archéologie. « Rien ne meurt
jamais vraiment », semblent nous dire les œuvres de Mathilde Eudes.Tout en se décomposant se recompose defaçon invisible, jusqu’à ce que le travail de l’artiste nous le révèle. C’est une sagesse envoûtante qui baigne ainsi un monde qui dit notre besoin constant de mythes et de légendes.


L’artiste crée des images associées à des matériaux tel le métal ou le textile. Elle compose également des poèmes qui trouvent leurs lieux d’inscription dans le corps même de ses créations plastiques. Les œuvres sont le plus souvent des hybrides dans lesquelles l’image est aussi bien physique que mentale. Mathilde Eudes compose à l’aide de ce vocabulaire où se mêle réemploi de matériaux, photographie et barres de laiton (nommées « nuées ») comme le ferait un alchimiste. Les énergies de chaque substance combinent leurs potentiels et donnent aux espaces, parfois en ruine ou à l’écart des regards, le mystère qui sied aux récits légendaires.

THOMAS VAN REGHEM

SCULPTURE INSTALLATION

Thomas Van Reghem, diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, vit entre la Normandie et Paris. Son intérêt pour l’histoire, la géopolitique et la littérature font de lui un artiste nomade en quête de nouveaux codes sémiotiques venus d’ailleurs qu’il entrecroise pour en révéler un sens universel. Le projet conçu à partir de recherches sur la culture africaine au Musée du Quai Branly a pris racine lors d’une résidence de l’artiste au Bénin. Immergé dans le pays et dans l’étude de son histoire, le plasticien s’est s’intéressé à la religion vaudou et à son héritage, intimement lié au commerce triangulaire. Au cours de ces recherches, il a découvert les rites singuliers d’une cérémonie d’initiation durant laquelle unebouteille de soda était jetée, tel un symbole dans une source sacrée. Il y était expliqué que ce geste crée une connexion indéfectible entre la vie à venir de l’initié et le destin matériel de la boisson, désormais liée au flot de la source. C’est à partir de ce rituel que le projet a commencé à prendre forme. Dans cette installation, des bouteilles de Fanta semblent pousser sur une formation végétale en cuir, matériau précieux issu du travail de rivière de la tannerie Roux, fournisseur notamment de Louis Vuitton. Les bouteilles évoquent les oranges données en ration aux esclaves sur les navires négriers contre le scorbut. Elles symbolisent dans la culture béninoise la mémoire du commerce triangulaire, tandis que le cuir, travaillé et précieux, faitallusion au fouet et aux rapports de domination inscrits dans l’histoire et les matières.Tout comme les bouteilles sont emportées par l’eau lors des rituels vaudou, le cuir traverse rivières, océans et mémoires. En tissant ces liens, l’installation interroge la capacité des matières à porter des symboles et à relier lesacré, le profane et l’histoire, entre les tragédies d’hier et les réalités d’aujourd’hui.

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