MANOIR DE SOISAY

Soizé, 61360 Belforêt-en-Perche
Eugénie Touzé, exposition ouverte dans la grange jusqu’au 14 juin
Samedi, dimanche et jours fériés de 14h30à 18h30
+ Pauline d’Andigné & Tessa Perutz
Garance Corteville (artistes en résidence) & Eugénie Touzé
Expositions ouvertes dans le manoir,
les ateliers et la grange du 27 juillet au 18septembre
Du lundi au vendredi de 11h à 17h
Et le 19 et 20 septembre de 11h à 17h
Entrée des expositions jusqu’au 14 juin : 4 € ou avec le pass Parcours
Entrée des expositions à partir du 27 juillet avec visite guidée du manoir,
des jardins et de l’exposition : 4 €
Cet ensemble manorial est constitué d’un logis construit en 1530 par François du Grenier et de 4 bâtiments de dépendance des XVIIe et XVIIIe siècles formant une cour intérieure. Grâce aux faits d’arme d’Anseaumede Fontenay durant les Guerres de la Ligue, Soisay est érigé en châtellenie par Louis XIII. Depuis 1988, certains éléments du bâti sont inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.Tout au long de son histoire, Soisay est le siège d’une activité agricole.Acquis en 2005 par Aline et Olivier le Grand, il ouvre ses portes au publicpour visites patrimoniales et expositions, concerts et stages d’écriture,yoga et dessin. La pratique d’une agriculture biologique y est conjuguée
chaque été avec l’accueil de jeunes artistes en résidence.
Parallèlement, le Manoir de Soisay invite des artistes en résidence depuis fort longtemps. Cette année, ce sont les installations vidéo d’Eugénie Touzé, résidente en 2025, qui prendront place dans le bel espace de la
grange seigneuriale à Soisay.
EUGÉNIE TOUZÉ
VIDEO INSTALLATION
RÉSIDENCE SOISAY 2025
Eugénie Touzé pratique très tôt la photographie, saisie par les paysages normands qui l’entourent. Après ses études aux Beaux-Arts de Paris auprès de Patrick Tosani, Clément Cogitore, Éric Poitevin, elle se glisse au moyen de l’enregistrement photovidéographique dans les paysages et immortalise des scènes du monde vivant traversées par le temps, cherchant à en saisir la dimension sensible. Elle aime à dire qu’en photographie, elle semet en quête d’une image, tandis que dans son travail vidéo, elle attend que celle-ci apparaisse.NSon travail a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles et collectives, entre autres à la Fondation Fiminco (Romainville), à la galerie Les Filles du Calvaire (Paris), au Palais des Beaux-Arts (Paris). Début 2026, EugénieTouzé réside en Afrique du Sud à la Fondation Nirox dans le berceau de l’humanité, en partenariat avec la Fondation LAccolade – Institut de France.
“Sa pratique est en réalité un tête-à-tête entre son corps féminin et la machine caméra. Elle fait émerger une danse, un va-et-vient silencieux mais profondément à l’écoute de ses intuitions et croyances. En s’installant à la fois au-dehors et au-dedans, dans le paysage et dans le corps, par le photographique et le vidéographique, audelàdes mots et au coeur de l’image, sa pratique élabore et met en scène un lieu à part entière, un espace visuel où se révèle l’attention, où se dessine une foi et où s’étend le temps. Les mouvements de ses films sont si lentsque nous pourrions douter de leur existence.”
Doriane Molay, Extrait de l’intervention à deux voix intitulée : La caméra au corps. Colloque L’art tout contre la machine, Collège des Bernardins, Paris, Octobre 2019 – Texte complet à retrouver dans L’art tout contre la machine, publié aux éditions Hermann en 2021, sous la direction de Rodolphe Olcèse et Vincent Deville

